W E S T E R N - A T T I T U D E N o t e - d' i n t e n t i o n |
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1-Note d'intention |
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En 1787, le peintre écossais Robert Barker déposa un brevet d’invention intitulé « la nature au coup d’œil », principe de peinture circulaire où le spectateur est au centre. Cette invention prendra ensuite le nom de Panorama. Plus tard Daguerre invente son Diorama, machine de transport de vision. Il fait tourner la salle, et donc le spectateur, au milieu d’une toile peinte circulaire. L’image est fixe, puis vint le moment où même les images se mirent à bouger avec un réalisme surprenant, le cinéma. Aujourd’hui et de surcroît avec son extension télévisuelle, le cinéma nous dicte un type, une forme principale de représentation de l’image animée. Des expériences de multi diffusions sont réalisées mais bien souvent le spectateur est assis, connecté à l’écran, coincé dans ce défilement chronologique de photogrammes. Sortir l’image de son cadre, la multiplier , laisser le spectateur réorganiser sa propre narration, reconstituer sa propre boucle composée de toutes celles |
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Il s’agit là d’une réflexion sur la représentation de l’image cinématographique et de mise en scène de ces images porteuses de sens dans cette nouvelle dimension de déconstruction / construction. |
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C’est au travers d‘installations performances que je propose la saisie de ce rapport à l’image cinématographique. Installations parce que le support de l’image est multiple tant dans sa forme que dans son rapport à l’espace et à la dynamique de perception ( support fixe ou en mouvement, rigide ou souple…), performance, parce que nous jouons avec de l’espace qui nous accueille, le révélant et le transfigurant, et performance aussi parce la maîtrise des images diffusées se fait en directe par des manipulateurs soucieux de suivre le scénario d’un film conducteur. C’est par volonté esthétique, celle de l’image argentique, et pour sa popularité que je choisis le Super 8 comme format cinématographique. Il y a dans ces installations une volonté de récupération des images et du matériel, récupération de l’histoire du cinéma et de la technologie de ce format amateur. Ce projet découle d’une série d’expériences qui ont été conçues autour de ces réflexions sur l’image. En 2001, dans le cadre du festival les Enviesrhônnements organisé par ilotopie les installations s’intègrent dans un vaste paysage et proposent au public une nouvelle géométrie du lieu, mise en abyme visant à l’abstraction, installations sur l’eau ou sur la rive… En 2002, dans le cadre du festival Off des Rencontres internationales de la Photographie d’Arles, les performances cinématographiques habitent la cours de l’Archevêché, fragments de corps, d’expressions, détails de l’humain composent en mosaïque un corps imaginaire. De ces actes isolés, investissant des espaces et des thématiques aussi variés qu’hétéroclites, impossibles à reproduire, germe le désir de tirer le film vers une unité composée de fragments, expériences circonstanciées qui prennent chair dans le temps. L’idée de ‘Western Attitude’ est donc de créer une homogénéité, de donner à ces installations une thématique particulière, susceptible de développer un sens global aux différentes interventions sans en ôter la richesse polysémique. Partir d’un genre cinématographique pose un premier repère. La charpente de cette construction étant l’imaginaire commun dégagé, la réalité fantasmatique à laquelle il fait référence. Dans cette série, tel un feuilleton télé, je propose d’explorer une piste : la piste du Western. Il y a dans ce grand genre cinématographique populaire, fabricant de mythes Jean-Marc Delannoy |
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Ainsi, je prête autant d’intérêt à la matière image qu’à la nature de son support. Les écrans, de matières et de formes différentes, sont souvent mécanisés et soulignent l’architecture de l’installation. Le tout est appuyé par « une mécanique de la projection » à l’image d’un projecteur super 8 tirant son train de photogrammes. |